Le développeur solitaire n’a jamais vraiment été seul. Il avait la documentation, Stack Overflow, GitHub, les vieux projets, les forums, les cafés froids. Les agents de code ont simplement donné un corps conversationnel à tout ce bruit.
Claude Code, Codex, les workflows agentiques: leur promesse n’est pas “ne plus coder”. Leur promesse est plus exigeante: penser en spécifications. Découper. Vérifier. Relire. Refuser les sorties trop propres. Demander des preuves.
Un agent mauvais amplifie le désordre. Un agent bien dirigé amplifie l’intention.
C’est pour ça que je vois le fondateur technique comme un opérateur de chantier. Il n’est plus seulement celui qui tape les briques une par une. Il tient le plan, inspecte les murs, choisit les matériaux, corrige les angles, arrête la machine quand elle commence à halluciner une cathédrale sur un terrain instable.
La vitesse est réelle. Le danger aussi. Les agents rendent facile de produire beaucoup de code qui ressemble à du progrès. La discipline consiste à garder le produit comme juge final: est-ce utilisable? Est-ce maintenable? Est-ce que ça répond à la douleur réelle?
Le développeur solitaire n’est pas mort. Il a reçu une équipe étrange. Maintenant, il doit apprendre à manager des fantômes.
Dans le prochain texte, je parle du premier vrai produit: celui qui n’est jamais aussi glamour que dans la tête.