Je reviens souvent à des références japonaises et coréennes parce qu’elles me rappellent qu’un produit peut être précis sans être froid. Minimal sans être vide. Beau sans devenir fragile.
Dans le logiciel, l’esthétique n’est jamais seulement esthétique. Une interface calme donne du courage à l’utilisateur. Elle lui dit: tu peux comprendre. Tu peux agir. Tu n’es pas dans une salle de contrôle nucléaire sans formation.
Pour les logiciels de PME, c’est crucial. Les propriétaires n’ont pas envie de “découvrir” un dashboard pendant une heure. Ils veulent savoir quoi faire. La beauté doit donc réduire l’effort, pas l’augmenter.
Le design québécois que j’imagine pour Madelucid n’essaie pas de copier l’Asie. Il emprunte une discipline: espace, contraste, silence, hiérarchie, petite surprise. Puis il la mélange à notre contexte: hiver, commerces locaux, français, culture populaire, pragmatisme.
Le résultat devrait être un logiciel qui a du style, mais surtout une présence.
Un bon écran ne séduit pas seulement. Il apaise la prochaine décision.
Demain: pourquoi le carnet de laboratoire est parfois plus utile qu’un pitch deck.