On parle souvent du Québec comme d’un tremplin avant le “vrai” marché. Je pense que c’est une erreur de perspective.
Un marché local donne quelque chose que les grands marchés cachent: la texture. Les gens se parlent. Les commerces ont des réalités concrètes. Les références circulent. La langue oblige à clarifier. La culture donne des produits qui ne ressemblent pas aux templates américains.
Pour une entreprise IA, c’est précieux. Si tu peux expliquer ton produit à une PME québécoise sans jargon, tu as déjà gagné en clarté. Si tu peux créer une traction culturelle avec un projet comme Poutine du Québec, tu apprends la distribution autrement que par des ads.
Le Québec n’est pas une cage. C’est un terrain d’essai dense.
Bien sûr, il faut penser international. Mais partir d’un lieu réel donne une voix. Le logiciel générique oublie souvent d’où il parle. Un produit situé peut voyager justement parce qu’il n’est pas né dans le vide.
Le local n’est pas l’opposé de l’ambition. C’est parfois sa racine.
Demain: design japonais-coréen, logiciel québécois et la recherche d’un calme opératoire.